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Espèces invasives

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Une espèce invasasive, aussi appelée Espèce Exotique Envahissante (EEE), est une espèce qui a été volontairement ou accidentellement importée ou introduite par l'homme et dont l'expansion non maitrisée pose des problèmes économiques, sanitaires ou encore écologiques.

Ce sont aussi bien des espèces animales que végétales : frelon asiatique, tortue de floride, écrvisse de louisiane ou encore, renouées japonaises, jussie, balsamine de l'Himalaya parmi les plus connues.

Le frelon asiatique : lutter ou s'habituer ?

Le frelon asiatique, Vespa velutina nigritorax, arrivé en France en 2004, a connu une forte progression ces dernières années, dans toute l'Europe occidentale.

Un impact économique certain, mais pas un désastre écologique

Ce frelon pose de réels problèmes pour l'apiculture. Posté devant les ruches, il attaque les abeilles domestiques dès le décollage. Afin de se protéger et de protéger la ruche, les abeilles ne partent plus collecter ni pollen pour nourrir le couvain, ni nectar pour préparer le miel. Les colonies s'épuisent, périclitent.

Mais le frelon asiatique ne pose pas vraiment de problème écologique. Les dernières découvertes sur son mode de vie montrent qu'il n'entre pas en compétition avec le frelon européen, Vespa crabro. En effet, ces deux frelon, tous deux asiatiques à l'origine, ne convoitent pas les même milieu pour établir leurs colonies ni ne consomment les mêmes proies. Vespa crabro établi ses nids plutôt dans des bâtiments, des arbres creux ou autres anfractuosités naturelles, là où son cousin asiatique construits les siens d'abord proche du sol (avancée de toiture, encadrement de fenêtre), puis à la cime des arbres lorsque les colonies s'agrandissent. Et côté régime alimentaire, frelons européens et asiatiques ne convoitent pas exactement les mêmes proies dans les mêmes milieux.

Frelon européen (Vespa crabro)

Frelon européen (Vespa crabro)                    Frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax)

Le piégeage : le généraliser ou l'abandonner ?

De récentes études menées par le museum national d'histoires naturelles, montrent que le piégeage des reines, au printemps, ne contribue pas à faire drastiquement baisser le nombre de colonies inventoriées à l'automne.

Par ailleurs, le piégeage, même sélectif, nuit sérieusement à la biodiversité. En effet, pour quelques frelons asiatiques attrapés, plusieurs dizaines d'autres insectes sont aussi piégés et tués, comme, entre autres, plusieurs frelons européens, quelques abeilles solitaires ou domestiques, de nombreux papillons (de nuit, en particulier) et plusieurs dizaines de mouches de différentes espèces.

Si le piégeage reste recommandé uniquement dans les ruchers touchés par le frelon asiatique, il n'est pas recommandé à titre particulier. Pour ses conséquences sur la biodiversité du jardin, d'une part, mais aussi pour éviter d'attirer le frelon asiatique à proximité des habitations, d'autre part. Certains apiculteurs se détournent également du piégeage et protège leur rucher en installant une "muselière à frelons" à l'entrée des ruches, voire en installant tout le rucher dans une grande cage grillagée. Ces cages, faites d'un grillage ayant une taille de maille spécifique, interdisent l'accès pour le frelon asiatique et permettent aux abeilles de décoller en toute sécurité et de prendre suffisemment de vitesse pour échapper au frelon qui les attend.

A visionner : Bilan des connaissances sur l'invasion du frelon asiatique, Claire VILLEMANT, MNHN

A consulter : Recommandations de lutte contre le frelon asiatique, MNHN

Pour éviter les confusions, aidez-vous de la fiche d'identification des insectes et des nids, MNHN

Signaler : Merci de penser à signaler toute observation de frelon asiatique (MNHN) : Signaler

Questionner : Pour toute question, commentaire ou remarque écrivez à atlas.biodiversite@ville-staubinducormier.fr

Les plantes invasives

Une plante invasive est une plante qui a été volontairement ou accidentellement importée ou introduite par l'homme et dont l'expansion non maitrisée pose des problèmes économiques, sanitaires ou encore écologiques.

ATTENTION : une plante peut être perçue comme envahissante, mais ne pas être invasive. Par exemple, l'ortie, la ronce ou le lierre peuvent être envahissants. Mais, sauf exceptions, ces espèces bien locales ne posent pas de problèmes économiques, ni sanitaires ou encore écologiques. Tantôt refuge, garde-manger, ou gîte d'étape, elles ont mêmes souvent un grand rôle à jouer en matière de biodiversité.

ATTENTION : afin d'éviter tout dommage sur votre santé ou sur l'environnement n'intervenez pas sur un foyer de plantes invasives sans un avis de spécialiste.

Dans le cadre de l'ABC, nous programmons un plan de gestion des invasives. La première étape est d'inventorier les plantes invasives présentes sur le territoire et d'évaluer leur développment.

Vous possédez chez vous des lauriers palme et lauriers-sauce, herbe de la pampa, ailanthe glandulaeux, Cotoneaster, arbres à papillons, robinier faux-accacia, Eleagnus, Pyracantha... Informez-nous en (atlas.biodiversite@ville-staubinducormier.fr) afin d'évaluer les risques de propagation et vous proposer des conseils de gestion pour les limiter.

Vous avez repéré une espèce invasive. Signalez-la à atlas.biodiversite@ville-staubinducormier.fr

Participez à l'inventaire des foyers de renouées japonaises en déposant un commentaire sur la carte collaborative.

A consulter : Liste des plantes vasculaires invasives de BretagneEmmanuel QUERE, Julien GESLIN, CBNB, avril 2016